mercredi 29 juillet 2009

Un bel hommage

Souvenir d'enfance... Moi, ma sœur et une amie, assises devant la télévision, la VHS des vidéoclips de Michael Jackson dans le vidéo... Une révélation pour moi et un plaisir fou à regarder ces chorégraphies endiablées du Roi de la pop.

Josée, la belle-maman de cette amie d'enfance et une amie de la famille, qui est malheureusement décédée il y a un peu plus d'un an, emportée par un cancer, est celle qui m'a initiée à MJ. Passionnée de cet artiste, elle avait même pleuré de joie en assistant à un de ses spectacles.

Grâce à elle, j’ai su apprécier le travail de cet artiste et développer encore plus mon intérêt pour la danse. Parce qu’en effet, la danse est un élément marquant dans la carrière de Michael Jackson. On n’a qu’à voir ses vidéoclips pour réaliser tout le talent et la créativité qu’il avait. Plusieurs danseurs professionnels avouent d’ailleurs avoir été grandement influencés par l’œuvre de Michael Jackson.

Cette semaine, je suis très fière d’avoir participé à un hommage qui lui a été rendu. En réponse à un flash mob (mobilisation éclair) réalisé à Stockholm, plus d’une centaine de Montréalais se sont mis à danser sur les airs de Beat It à la Place des arts, au Square Victoria, à la Place Jacques-Cartier et au Champ-de-mars. Par effet domino, sous le regard incrédule des passants, la foule « d’inconnus danseurs » est devenue de plus en plus grande! Que de plaisir j’ai eu à faire ce flash mob! Un moment que je n’oublierai pas, c’est certain!

Voici un aperçu de ma performance!


La vidéo officielle de cet hommage montréalais à Michael Jackson : http://www.youtube.com/watch?v=xYVi_6KZyTs

Et vous? Avez-vous été témoin de ce flash mob? Quelles sont vos impressions par rapport à celui-ci?

Pour ma part, je trouve qu’une telle initiative est remarquable. Cela a été une occasion de rassembler une multitude de personnes de toutes les nationalités, à l’image de Montréal, pour un projet commun respirant la joie de vivre. Ce qui m’enchante également, c’est la réponse au premier flash mob de Stockholm, qui a eu un effet domino puisque Hong Kong, Paris, Taïwan, Hollywood et bien sûr Montréal ont répondu à l’appel en faisant leur propre flash mob Beat it. Un mouvement international rassembleur, parlez-moi de ça!

Je déplore donc les pessimistes qui critiquent une telle initiative (et il y en a eu plusieurs sur les blogues ou en réponse à certains articles). Vraiment… il y en a qui voit du négatif dans tout. C’était un beau moment, on a eu du plaisir et les spectateurs en ont eu! Voilà! :)

mardi 21 juillet 2009

Début des vacances

En cette belle journée ensoleillée, j'en ai profité pour m'offrir une visite au Jardin botanique de Montréal. Croyez-le ou nous, je n'y avais jamais mis les pieds en été! Seulement à l'automne pour voir les magnifiques lanternes chinoises.

Se promener dans ce lieu si prisé des touristes a vraiment eu sur moi un effet appaisant, en plus d'être un plaisir pour les yeux. Ça m'a également rappelé certains voyages où j'ai eu la chance de voir des jardins splendides comme à Séville, Cordoue et Vienne.

Je voulais donc partager avec vous ce petit moment de bonheur que j'ai eu aujourd'hui. Après avoir quitté pour un instant la ville bruyante, je suis entrée dans un univers coloré, qui impressionne par sa beauté. Croqué sur le vif avec mon téléphone cellulaire (cette petite bête a parfois de bons côtés!), voici un petit aperçu du jardin chinois.

jeudi 2 juillet 2009

Lire avec plaisir

Dans ma vie, il y a une chose dont je ne pourrais me passer : la lecture! De la littérature, j’en mange! Flâner dans les librairies à la recherche de la perle rare, c’est un vrai petit bonheur pour moi! Je pourrais y passer des heures…

Je sais qu’il y a bien des gens qui ne lisent pas ou très peu. Peut-être qu’ils n’aiment pas la lecture parce que les seuls livres qu’ils ont lu dans leur vie leur ont été imposés ou qu’ils ne les rejoignaient pas dans le ton ou le sujet. Pourtant, je pense bien qu’il y en a pour tous les goûts. Il suffit de trouver quelque chose qui nous interpelle, qui nous allume.

Lire, c’est aussi une question d’imagination. C’est entrer complètement dans un autre univers et le visualiser à notre façon. Anecdote : j’ai déjà été si captivée par un livre que je n’ai même pas eu conscience, assise sur un banc de métro, qu’un wagon avait eu le temps d’arriver, de prendre des passagers et de repartir. C’est seulement quelques minutes plus tard que j’ai remarqué, sentant le vide autour de moi, que j’étais maintenant seule à attendre le métro.

Dans ce billet, j’en profite pour vous faire quelques suggestions, question d’occuper certaines de vos journées estivales. La liste aurait pu être infinie, mais j’ai dû faire des choix! J’y suis allée pour des lectures assez récentes qui présentent chacune des univers assez différents. Les voici donc :

· Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
· Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès
· La vie d’un homme inconnu d’Andreï Makine
· Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel et La petite fille de monsieur Linh du même auteur (J’ai découvert celui-ci sur le tard, mais j’en suis maintenant une grande fan.)
· Sous un ciel de marbre de John Shors
· Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier
· Ulysse from Bagdad d’Éric-Emmanuel Schmitt
· L’histoire de l’amour de Nicole Krauss
· Êtes-vous mariée à un psychopathe (recueil de nouvelles) de Nadine Bismuth
· D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère

Je voulais aussi vous faire part de mon flair hors du commun! ;) Longtemps avant la sortie du film Slumdog Millionnaire, j’ai lu un livre qui m’a d’abord attiré par sa couverture colorée et son titre à n’en plus finir : Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire. Je l’ai acheté, je l’ai lu et je suis tombée en amour avec cette histoire et la façon dont elle était racontée. Je l’ai fait lire à ma sœur Mélanie, à ma collègue de travail, qui à son tour l’a fait lire à des amies, etc… Je vous conseille donc, même si vous avez vu le film, de lire ce livre de l’auteur Vikas Swarup. Plus de détails, mais aussi des histoires différentes de celles que vous avez vues sur grand écran.

Bonne lecture!

mercredi 10 juin 2009

Une nouvelle peur

Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, je commence à avoir un peu peur de l'avion... Il me semble que depuis quelques temps, plusieurs catastrophes aériennes ont eu lieu : Spanair à Madrid, Turkish Airlines à Amsterdam, Colgan Air aux États-Unis et la dernière et non la moindre, Air France près du Brésil.

Dans ma vie, j'ai pris plusieurs fois l'avion sans problème. Cependant, j'angoisse maintenant davantage lorsque je suis assise dans mon siège de passager. Lors de mon dernier séjour à l'étranger, soit l'Angleterre au mois de février, le stress se mettait de la partie lorsqu'il y avait plus de 10 minutes de turbulences en continue. Celles-ci peuvent parfois être assez effrayantes. Je m'agrippais au siège en souhaitant qu'elles cessent le plus rapidement possible. Mon vœu n'a toutefois pas été exaucé très rapidement...

Mon imagination fertile me faisait voir tous les scénarios possibles. Et je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais à quoi bon nous montrer toutes les règles de sécurité quand nous savons très bien qu'il est peu probable que nous ayons le temps de respirer dans notre masque d'oxygène, de nous diriger tranquillement vers la sortie ou de sauter dans l'eau avec notre veste de sécurité afin de prendre place dans un canot gonflable... Plutôt juste le temps de voir défiler notre vie en deux secondes, de verser quelques larmes, de crier un bon coup et d'aller rejoindre le grand tunnel! Bon, je sais, j’exagère un peu! ;)

L'exception à la règle est sans doute l'amerrissage effectué par un pilote de l'US Airways sur la Hudson River. Un véritable exploit qui a permis de sauver la vie de ses 155 occupants! Petit clin d’œil également au commandant Robert Piché qui a réussi, le 24 août 2001, un atterrissage d’urgence aux Açores, après un vol plané de plus de 20 minutes, sauvant ainsi la vie de 291 passagers et 13 membres d’équipage.

Finalement, on nous dit souvent "Il y a plus de chance de mourir d'un accident de la route que d'un accident d'avion". J'y croyais à cette petite phrase réconfortante chaque fois que je montais à bord, mais ces jours-ci, la voiture me semble parfois plus sécuritaire. Dans un sens, prendre l'avion, c'est laisser totalement sa vie entre les mains de ceux qui sont aux commandes. Pas trop de pouvoir sur la suite des choses. À quand le retour de la traversée de l'Atlantique en bateau? ;)

Bon, j'avoue que j'ai joué un peu à la pessimiste dans ce billet. Ne m'en voulez pas adeptes de l'avion! Pour une voyageuse comme moi, ça reste encore le meilleur moyen pour se rendre d’un point A au point B!

jeudi 28 mai 2009

Du bonbon de poésie

Samedi dernier, les passeurs de poésie ont tout simplement illuminé ma soirée! Assise à la deuxième rangée du théâtre des Quat’ Sous, en compagnie de ma chère amie Amélie, j’étais au première loge pour assister au spectacle Dans les charbons de Loui Mauffette.

Joie, tristesse, surprise, angoisse, je suis passée par toute la gamme des émotions pendant ces deux heures qui m’ont semblé si courtes. Déclamée, chantée, murmurée, la poésie a eu droit à son heure de gloire. Je dis heure de gloire, car je pense effectivement que chaque personne présente dans la salle ce soir là ira découvrir ou redécouvrir à sa façon la poésie d’ici ou d’ailleurs. Si peu sujette à m’intéresser à ce genre littéraire, j’ai eu moi-même le goût de pousser plus loin ma culture poétique. Car en effet, Dans les charbons m’a fait voir tout autrement la poésie.

Avant de venir voir la pièce, je me demandais bien comment tous ces textes allaient former un tout bien cohérent. Loui Mauffette et son assistant, Francis Ducharme, ont réussi à merveille ce travail en présentant ces différentes œuvres sous forme de tableau théâtral. Le talent des interprètes et le bonheur évident qu’ils avaient à être sur scène ont aussi fait de chaque moment un pur délice.

J’ai été particulièrement impressionnée par une jeune interprète du nom de Clara Furey, qui a offert une performance incroyable. En plus d’être actrice, elle nous a montré ses talents de musicienne, chanteuse et danseuse contemporaine. Une polyvalence qui la mènera sûrement très loin.

La grande Andrée Lachapelle m’a quant à elle vraiment émue lors de son interprétation du poème Cet amour de Jacques Prévert. Une actrice hors du commun qui impressionne encore et encore!

Pour ceux et celles qui auraient le goût comme moi de découvrir et redécouvrir la poésie, voici ci-dessous certains des poèmes présentés lors du spectacle. Si vous désirez assister à celui-ci, peut-être reste-il encore des billets! Supplémentaires les 30 mai, 1er et 3 juin. Informez-vous!

Répit de Gaston Miron, Je voudrais pas crever de Boris Vian, Il existe pourtant des pommes et des oranges de Marie Uguay, Martine à la plage de Evelyne de la Chenelière, Nataq de Richard Desjardins, Hypothèque de Réjean Thomas, La Mouche de Marguerite Duras, Chicane de Noël d’Étienne Lepage, La jeune fille et la lune de Claude Gauvreau, et plusieurs autres… À vous d’explorer!

mercredi 20 mai 2009

Une belle initiative Web 2.0

J’ai assisté hier à une table ronde sur les médias sociaux, animée par Marie-Josée Gagnon, présidente de CASACOM. Cette rencontre conviviale m’a permis d’en savoir davantage sur le Web 2.0 et sur l’utilisation qu’on peut en faire en termes de stratégie de communication. Plusieurs exemples nous ont été donnés afin de rendre tout ça plus concret, dont un concernant une initiative de la Société de transport de Montréal (STM).

J’ai en effet remarqué, il y a peu de temps, l’apparition de nouveaux messages de la STM dans le métro. Messages sur le sol et sur les murs visant à nous parler de nouveaux projets et de gestes verts. Je trouvais ça bien! Mais là, après avoir vu leur tout nouveau site Web, dont j’ai appris l’existence hier, je trouve ça encore mieux!

En plus d’avoir un site visuellement accrocheur, où l’on retrouve les infos de base dont nous avons bien besoin, l’organisation a créé une plateforme hyper dynamique qui laisse place au dialogue. Tournée vers le développement durable, la STM a créé une section « Mouvement collectif » où il est possible de s’exprimer en tant qu’utilisateur des transports en commun.

Tous les grands projets et gestes verts sont expliqués à l’usager. Il suffit de cliquer sur les différentes fleurs pour avoir plus d’information ou faire un commentaire. Pas de censure, le négatif ayant autant sa place que le positif! Quelle belle façon de prendre le pouls de sa clientèle! Alors ne vous gênez pas, profitez-en pour faire entendre votre voix!

Cette initiative s’inscrit dans un monde qui nécessite de grands changements sur le plan environnemental et collectif. J’ose espérer que d’autres organisations iront de l’avant en ce sens et cela, très prochainement.

samedi 9 mai 2009

Les disparus qui auraient pu…

« Mais il y a aussi ceci : les pensées qui ne seront jamais pensées, les découvertes qui ne seront jamais faites, l’art qui ne sera jamais créé. Les problèmes, inscrits dans un cahier quelque part, un cahier survivant aux gens qui les ont inscrits, qui ne seront jamais résolus. »

Cette citation, tirée du livre Les disparus de Daniel Mendelsohn, que je viens d’ailleurs de terminer, m’a amenée à réfléchir sur un aspect que je n’avais jamais pris en compte auparavant ou si peu. Le fait que tant de choses auraient pu exister sans la mort de millions de personnes lors de guerres, de dictatures, de génocides…

Des théories jamais mises de l’avant, des tableaux inachevés, des livres jamais écrits, des inventions jamais inventées, une multitude de choses que nous ne verrons jamais et des gens qui sont partis dans l’oubli malgré un génie certain. Dans un sens, un monde où des personnalités telles qu’Albert Camus, Edith Piaf, Picasso, Freud ou Einstein n’ont pu éclore.

Triste n’est-ce pas ? Malgré le fait que nous ne connaissons pas ce qui n’a pas existé, il peut être intéressant de penser à un monde qui aurait été différent sans certaines barbaries des hommes.

Car en effet, jusqu’où peut aller la nature humaine ? Dans son livre Opération Walkyrie, Jean-Paul Picaper aborde cet aspect en citant Joachim Fest, historien et journaliste allemand : « L’optimiste séculaire induit par la civilisation qui se rengorgeait tant d’avoir dompté les instincts barbares, toute la confiance basique dans un monde en évolution qui, malgré tous les obstacles et les revers, allait tout de même vers une amélioration, ont pris fin avec Hitler, et nul ne sait ce qui pourrait y faire encore croire. »

On croyait ainsi que l’homme était devenu civilisé et qu’il s’améliorait, qu’il devenait meilleur. Il a suffi de peu pour remettre en question cette idée. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des horreurs inconcevables sont survenues. Et malgré les leçons que les gens ont pu tirer de l’Histoire, d’autres atrocités ont été commises depuis la fin de cette guerre. Les raisons en cause : la religion, la nationalité, les idéologies, les convictions, les différences quoi!

Je rends donc hommage aux disparus, qui ont payé de leurs idées, de leur personnalité et de leur courage.